Je ne comprends pas quel plaisir on peut trouver à trainer ses talons de 7cm (mais tu comprends paaaas!C'est des Louboutin!) et son pauvre petit cul éprouvé à des soirées aussi ennuyeuses qu'inintéressantes, se fondre dans une masse stagnante qui s'emmerde à mourir avec en fond de la house ou du mauvais rock puérile au goût fade de Barbapapa, balancés dans les tympans avec une force qui dépasse l'entendement et qui, d'ailleurs, empêche d'entendre les rares bribes de phrase qu'on nous adresse : "T'as du feu?"
Voir et être vu, tel est le crédo de cette pauvre petite jeunesse incomprise et aux rêves de grandeur qui risquent fort de ne jamais être achevés, étant donné qu'on a omis de leur expliquer que pour obtenir quelque chose, il ne suffisait pas de le vouloir, de fermer les yeux très fort la bouche grande ouverte en attendant que ca y tombe tout cuit, ou tout cru même, juste en attendant qu'une quelconque saloperie y tombe, ou encore en gueulant corps et tripes "JE LE VEUX!", entre deux gorgées de cigarettes et un semblant d'orgasme fade et exagéré, qui passera presque inaperçu entre les quatre murs de ces toilettes de boîte désertées, silencieux malgré les beuglements de ces deux, trois, quatre corps emboîtés et à moitié inertes, vidés.
Vidés de tout désir comme de toute authenticité, presque de toute illusion.
Non ce n'est pas triste, c'était voulu. Et ces "beautés", auparavant fraîches et vivaces pour la plupart, sont à présent floues et ensevelies sous une incroyable dose de superficialité et d'artifices. Et ces silhouettes qui se ressemblent, ces visages qui se ressemblent, ces gestes qui se ressemblent:
1)Je claque une bise à tous les bouffons qui croisent mon chemin, et j'arrose le tout d'onomatopées aussi excessives qu'hypocrites.
2)Je m'allume une clope, et j'exhibe comme il se doit l'oeuvre d'art qui sert à cet effet.(Surtout, pas de briquet: C'est d'un vulgaire!)
3)Je me fais apporter un verre de n'importe quoi, par n'importe qui, tant qu'il contient quelque chose et que je pourrai feindre l'ivresse totale au bout de trois gorgées.
4)Je repère une proie, en même temps que les toilettes. Un dealer comme une belle gueule, ou un dealer à belle gueule, bref on finira de toutes facons par se retrouver aux toilettes.
Ensevelies sous une incroyable dose de superficialité et d'artifices...
C'est ca: Il n'y a plus de feux d'artifices.
Au revoir Être, et Bonjour Paraître!
Bonjour Tristesse, Bonjour Ivresse, désormais tu resteras inassouvie et source de frustration.
Partout je le lis, sur des pages web où s'amoncèlent, entre deux citations de la sainte Bible "Hell", des photos de vos culs endentellés, des alignements de visages encadrés de chevelures satinées et barrés de sourires aussi faux que bright, qui semblent parler."Tu es méprisable, je t'en prie regarde-moi!"
Partout je le lis, que tu préfères, pauvre petite chose, te réfugier dans "le monde de la nuit" et les "paradis artificiels".
Tiens, c'est joli ca, "paradis artificiel".Ouais, ca claque! Tu as 15 ans ou plus et tu trouves que ca représente si bien ton "monde", toi qui te vois déja comme la petite soeur de Kate Moss ou le futur Joachim Garraud (mais en plus beau.)
Dans ton Paradis, c'est chouette, tu as plein d'amis, au moins autant que d'ennemis. Logique, tes potesses sont avant tout tes rivales, d'ailleurs samedi dernier, Béné s'est fait prendre par F-X, qui se trouvait être ton "officiel".Pas grave, tu vas t'empresser de balancer partout (mais anonymement) qu'elle a fantasmé jusqu'à ses quatorze ans sur les BoyZone et qu'elle s'adonne régulièrement à des jeux sado-maso filmés, visage masqué et plume dans le cul. Puis tu lui payeras un café pour déculpabiliser.
Si c'est pas classe ca...
Le plus drôle dans tout ca, c'est que tu n'as de cesse de reprocher à tout le monde de t'imiter, la vilaine bande de jaloux, les imposteurs! la fausse jeunesse dorée, ceux qui se prenent pour ce qu'ils ne sont pas. Mais dans le fond, est-ce qu'il y a vraiment une différence? Est-ce que tout tourne vraiment autour de l'argent de papa-maman?
Là où les bourses diffèrent, la fausseté reste.
Enfin, on se retrouve dans 20 ans.