Et comme j'ai toujours aimé les dictons débiles...

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"Qui m'aime me suive!"
Et comme j'ai toujours aimé les dictons débiles...

# Posté le samedi 05 mai 2007 07:06

Je m'en vais.

Date de création : dimanche 29 mai 2005 22:19
Nombre d'articles : 416, dont 7 offline.

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Je crois bien que pour moi il est temps de muer
D'abandonner le passé un peu usé
De laisser de côté
Ce qui n'est plus tellement d'actualité
Comme une vieille peau fripée.




D'un commun accord, divorcer
o0kanasucre0o, même ton titre ne me plaît plus
Je te quitte, mais sans rancune
Parce qu'en presque trois ans, on a bien eu le temps de se lasser!



"On s'est trimballés
De droite et de gauche
Entre extase et chagrin
Je te dis au revoir de la main."


:)
Je m'en vais.

# Posté le dimanche 29 avril 2007 11:11

Modifié le dimanche 29 avril 2007 13:59

Ca jase dans les vestiaires.

Quand j'étais petite, je ne mangeais rien.
Deux, tr
ois miettes par là, un bol de Corn-Flakes le matin, le pain rassi de la cantoch le midi, mon habituel kinder au goûter, dont je léchais l'emballage avec allégresse (sauf la fois où papa s'est trompé et a glissé dans mon cartable un biscuit pour chien. Yes Dude, no kidding!)
Le soir, c
'était la guerre: Soit c'était le mythique jambon-purée ou l'oeuf à la coque, et mention spéciale pour les pommes noisettes...Soit c'était l'affront.
Cela dit, j'étais une lu
tteuse pacifique: Alors que mon frère plongeait sa truffe dans ses nouilles, moi j'avais la tête dans les nuages.
Mes pensées affluaient et ne laissaient
pas la place à l'idée de nourriture. Pour moi, c'était le bagne, on m'appelait et je faisais la sourde-oreille, lorsque j'étais assez consciente pour entendre maman hurler. Laisser tomber ma poupée ou mes pseudo-nouvelles illustrées, pour aller ingurgiter toutes sortes de choses qui ne me faisaient pas envie, en face de mon petit glouton de frère, intarissable ventre à pattes, joli bonhomme blond et ventripotant aux joues irrésistiblement roses et rondes.

La cuisine, je ne l'aimais pas. Je n'aimais pas
la table préparée et mon assiette remplie de ce qui était pour moi des montagnes, des tas de matière indésirable et inutile. C'était aussi ma mère adossée au frigo, et les insupportables bruits de mon frère machouillant gaiement tout ce qui lui tombait dans le gosier. C'était le silence, du temps gâché, une obligation de revenir à la réalité. C'était tiède et même froid, bref, ca ne m'intéressait pas.

Le
plus souvent, c'était à table que je l'entendais: "Toujours dans la lune, Margotton!"
Tellemen
t absorbée, peletonnée dans ma bulle que je ne pensais même pas à manger.

Aujourd'
hui, les choses ont changé.
Je suis celle qui grignote à longueur de temps, qui ne peut pas se concentrer sur un devoir sans picorer, une épicurienne, une gastronome, j'aime, je dévore, j'en redemande.
J'ai toujours faim, toujours
le museau fourré dans le frigo ou le placard à gâteaux.
J'aime les Mcchiken et les plats fromage-char
cuterie, les vraies pizzas et aspirer des montagnes de spaguettis innondés de sauce tomate, le poulet aux olives de ma mère et les desserts on ne peut plus bourratifs.

C'est pourquoi ca m'a vexée, le jou
r où j'en ai entendu une dire, dans le métro, que "c'est grâce à la cigarette qu'elle est aussi mince que ca". A cette époque, je ne fumais pas.
J'en ai marre qu'on
me demande, sur le ton de la confidence, si je ne fais pas "subir des choses à mon corps", si je "mange à ma faim", marre d'entendre des remarques sur mon poids à longueur de journées, par ceux qui se croient fin psychologues et celles qui me lancent, entre une grimace et un clin d'oeil, qu'elles "peuvent me passer un peu de leurs cuisses si je veux".
Non, merc
i, je ne veux pas de la graisse d'une autre.
Je ne ve
ux pas de regards suspicieux, ni d'une compassion aussi inutile qu'injustifiée.
Je ne veux plus de "t'as d
e la chance, tu sais pas ce que d'autres donneraient pour être à ta place", ni baisser honteusement la tête sur mon décolleté à la lecture d'un magazine vantant les charmes d'une poitrine pulpeuse et d'une bonne paire de fesses (alors que quelques pages plus loin dégringolent des cascades de publicités nous présentant des cintres faisant office d'idéaux féminin, la femme idéale étant soit un bout d'os, soit une danseuse du ventre voluptueuse aux bonnes et rassurantes poignées d'amour). Je ne veux plus non plus que tout le monde s'extasie lorsque je prends une taille de bonnet, et me lance des "Depuis que t'en as, toi, t'arrêtes plus avec les décolletés!"
Parce qu'au r
estau, je n'ai pas à me justifier lorsque je manque d'appétit, et que ce n'est pas parce que je m'empiffre comme une exilée revenue de Sainte-Hélène que je vais terminer la tête dans les toilettes.
Parce que je ne suis pas malade. Ce n'est pas une maladie d'aimer les bonnes choses.

J'ai des amies aux morphologie
s différentes, que je trouve aussi charmantes les unes que les autres. Au-delà des critères. Parce qu'elles sont ce qu'elles sont, qu'elles le savent, et que c'est ca qui fait toute la différence.
Parce
que je suis ce que je suis, que maman était comme ca, et que c'est une forme d'héritage, avec ses inconvénients et ses avantages.
Parce q
u'à présent j'assume ma féminité, mes formes, mes creux, vallées, plaines, montagnes, plateaux, en amont comme en aval...

Et enfin parce qu
e j'aime être leur Cuisse de Mouche, Fleur de Banlieue.
Parce que tout est une q
uestion de regard. Et que j'aime me voir dans leurs yeux.

Parce que je n'ai pa
s peur des vestaires.
Et que pour le res
te, mes nibards et moi, on vous emmerde.
Ca jase dans les vestiaires.

# Posté le vendredi 27 avril 2007 10:47

Modifié le dimanche 29 avril 2007 13:54

Il pleut, c'est malheureux il pleut...

Minette a un coeur parapluie.
Un coeur-parapluie...
C'est fabuleux et c'est terrible.
Pour le 31 mai, je voudrais un coeur-parapluie, qui se gonfle comme une ombrelle, mais se ferme lorsque son propriétaire l'a décidé. Tout bien emballé dans du papier-bulle, parce que ca protège et que c'est rigolo.
Il paraît que je suis Mary Poppins, le sac toujours rempli de plein de choses (Le coeur toujours bourré à craquer)
Pourtant elle, elle le maîtrise son parapluie. Elle virevolte, l'air rêveur, mais elle retombe toujours sur ses pattes.
Moi, je reste accrochée à cette grande araignée ouverte, et je vole deci, delà sans grande conviction. Les ballerines en l'air, attendant une main pour me tirer par la cheville, et me poser là où je voudrais, mais ne parviens pas à aller.
Ce parapluie qui un jour s'est ouvert, et ne s'est jamais refermé...

De toutes façons, c'est bien clair.
C'est soit cette main, soit un coeur-parapluie remplissant toutes les normes d'imperméabilité. "Ouvert mais hermétique à cet amour..."

...Pour le 31 mai.
Il pleut, c'est malheureux il pleut...

# Posté le mercredi 25 avril 2007 15:20

Votez Bouddha.

Ouais, parce que pour les photomatons, maintenant, on a plus le droit ni au sourire, ni à la frange.
Pour la
frange, c'est pas grave, avec la chaleur ca colle. Pour le sourire, ca l'est déja plus, mais bon c'est vrai que les terroristes ont la sale habitude de se fendre un peu trop la poire sur les photomatronches, et ca, tout le monde le sait. Voyons.

M'
enfin, le soleil est là!
On
a tombé le col roulé et sorti les bermudas et robes à fleurettes, les doigts de pieds gigotant gaiement dans les sandalettes, au placard les chaussettes!

D'
un autre côté, c'est p't'être bien la fin du froid, mais c'est aussi celle des dernières vacances (bénis soient les jour fériés, on a vraiment le chic pour trouver n'importe quelle excuse afin de ne pas travailler...Et avouons que c'est génial) avant le...Le? LLLLEEEE? BAAAAC!
M
ais oui, mais oui, youplaboum, cette semaine durant laquelle nous inonderons des pages d'encre et de sueur afin de s'offrir un passe-droit aux études supérieures :)
On a tendance à oublier, avec cette fausse ambiance de vacances d'été, soleilglaceminishortcheveuxcollants, qu'il est grand temps de se mettre aux révisions, fiches bristol et mélancolie.

En p
lus de ca, v'la t'y pas que les élections s'en mêlent, Ô joie, Ô bonheur, on a le choix entre un couillon des Alpes virant les indésirables à grands coups de jets d'eau (On va pas répéter le mot commencant par kar et se terminant par cher, il a tendance à légèrement chauffer les nerfs sensibles...), enfin Monsieur maîtrise comme personne l'art de la démagogie, et la littéraire que je suis reconnaîtra qu'il a une certaine prestance et un don de la parole empoisonné. Vite vite, qu'il puisse faire des pieds de nez à son adversaire à nibards, puis que sa poufiasse puisse installer son gros derrière sur un siège à bordures dorées à l'Elysée, accéder à son sacro-saint pouvoir et plier notre petite France déja bien éprouvée à sa volonté et ses ambitions démesurées de vieux frustré irritant, qui, avouons-le, n'a pas terminé de faire grincer des dents. En bref Sarko, c'est les ongles qui crissent sur le tableau.
Mais oh, quelle bonne surprise que voilà, tout n'est pas perdu car super-Sego est , mistinguette au tailleur immaculé, qui le soir même de son passage au second tour, n'a absolument pas mis trois plombes à sortir de sa cachette, marchant comme une dinde désarticulée jusquson "podium", un sourire niais aux lèvres, et calmant ses adorateurs facon institutrice au visage soudainement marbré, notre Marianne bis avait soudain des airs de prof de maths, la logique en moins, et nous a fait l'honneur de nous livrer un joli petit discours absolument pas préparé, les mirettes rivées sur son petit bout de feuille, un alignement de jolis mots et de phrases bourrées de promesses creuses, toujours aussi vide, manquant désespérément de concret...Bref, ce petit bout de donzelle se voulant unlange de Wonder-Woman et de la Sainte Vierge ne m'a, hélas, absolument pas emballée, et c'est pas faute d'avoir fait des efforts!
N'allez pas croire que, lors des élections, mécontente de ne pas réussir à faire mon choix entre l'excécrable et la pimbêche, je me suis jetée telle une cannibale en furie sur le père Bayrou, que neni!
Le
cheveu sur la soupe, arriviste profiteur, vaniteux au point de penser se suffir à lui-même, et à la France, croyant que son charisme et sa (belle?) gueule feraient tout le travail, très peu pour moi merci, je préfèrerais encore passer trois jours contrainte à manger des champignons bouillis en écoutant du Francis Lalanne.

Savez quoi? je vais certainement passer pour une lâche, une attentiste aux yeux des nombreux petits péteux croyant servir leur pays en beuglant "FACCCHHHHOOOO" ou "NAIIIIFFF!" sur tous les petits camarades qui n'ont pas voté, pas pensé comme eux. Ca me fait d'ailleurs penser à mon cours d'Histoire, on a longtemps considéré les Francais comme les vaillants résistants pour lesquels on voulait les faire passer après la seconde guerre mondiale, avant de les traîter de collabos, tous dans le même sac, alors que la plupart étaient de simples attentistes, las et brisés. Je m'éloigne?
Enfin, tout
ca pour dire que si j'avais pu voter, j'aurais voté blanc.
(E
h oui, fin mai, ca le faisait pas, et tant mieux.)

Oui, oui
, on me l'a assez répété: Voter blanc, c'est voter Sarko. Mais je ne me considère pas assez pour prétendre faire le poids, de ma toute petite voix, face aux excités que les paroles ont enrôlé...Damned, c'est fou ce pessimisme! Me diriez vous...

Et v
ous auriez bien raison.

Pix: Ma tête de blasée, j'ai pensé qu'elle correspondrait bien à cet article primesautier et tellement optimiste :)
Votez Bouddha.

# Posté le mercredi 25 avril 2007 14:52

Modifié le mercredi 25 avril 2007 15:02